mardi, 01 décembre 2009

A l'Est, du nouveau !

La LGV Sud-Est empruntera la ligne ferroviaire actuelle : (Sud-Ouest, du 27 novembre 2009)

L'association d'Urrugne Orain'ta Gero planche depuis plusieurs semaines sur le sujet. Elle s'appuie sur l'exemple de la LGV Sud-Est pour mieux défendre les intérêts et l'équilibre du Pays basque. Car à l'Est, il y a du nouveau depuis le mois de juin. Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo et son collègue des Transports, Dominique Bussereau, ont cosigné un courrier aux élus du Sud-Est précisant notamment que le projet LGV Paca « devait s'inscrire dans le respect d'un territoire très contraint avec son relief et ses espaces naturels. Il empruntera les lignes ou emprises existantes ». Une pierre à l'édifice des opposants à la LGV au sud de Bayonne.

Cette décision fait suite à un combat de longue haleine mené par les élus du Sud-Est pour défendre leur territoire face aux cicatrices qu'entraînerait le passage d'une ligne nouvelle. Le périmètre d'études choisi par Réseau ferré de France a ainsi été revu et corrigé pour éviter une zone sensible sur le plan environnemental, le massif de la Sainte-Victoire, ainsi que les vignobles du pays d'Aix et les coteaux varois.

« Nous trouvons un grand nombre de similitudes entre la LGV Sud-Est et la polémique que le projet fait naître sur la Côte basque », notent, de concert, Daniel Irazoqui et Jean-Pierre Laborde.

Hier matin, les membres de l'association d'Urrugne ont déclaré qu'ils allaient transmettre leurs informations à Michel Hiriart, président de la Communauté de communes Sud Pays Basque, notamment le rapport réalisé par un médiateur sur la LGV Paca.

Toujours sous la pression des élus de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à commencer par Hubert Falco, Jean-Claude Gaudin ou Maryse Joissains-Masini, maire d'Aix-en-Provence et de la communauté des Pays d'Aix, un médiateur a été nommé en février 2009 par l'État (ministères de l'Environnement et des Transports) pour « identifier les points d'accord et analyser les divergences des parties prenantes ». Un ingénieur des Ponts et Chaussées a ainsi rendu un rapport de 45 pages en juin, dont l'État a tenu compte pour modifier le tracé initialement étudié par RFF, et privilégier la voie actuelle. « Les deux projets ont comme objectif le développement du transfrontalier : continuité de l'arc méditerranéen pour la LGV Sud-Est, liaison avec l'Espagne pour la LGV Sud-Ouest, ainsi que l'amélioration du trafic TGV vers des régions excentrées, la côte d'Azur et la Côte basque », soulignent les membres d'Orain'ta Gero pour mieux illustrer la comparaison. Quant au fret, le médiateur démontre que RFF avait surestimé la demande. « On a besoin d'un contre-pouvoir par rapport à RFF », insistent Daniel Irazoqui et Jean-Pierre Laborde.

mardi, 17 novembre 2009

Exemples de mobilisation

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samedi, 14 novembre 2009

Le Cercle dans le JPB

Le Journal du pays Basque du 14 novembre 2009

Intégralité :  Polémique autour des péages ferroviaires

Extrait  :

Pour Jacques Saint Martin, membre du cercle Burrunz et spécialiste de la question ferroviaire, «nous voyons de plus en plus le côté acrobatique de la gestion de la SNCF et de RFF. On ne peut pas perpétuellement être en déséquilibre surtout dans cette proportion-là et si ça continue, nous arriverons très vite à un seuil de tarif que les gens refuseront de payer».

samedi, 17 octobre 2009

Un grand succès populaire

 

Les élus devant.jpg(Photo Jean-Daniel Chopin, Sud-Ouest)

Source: Sud-Ouest

 

Près de 10.000 personnes ont défilé dans les rues de Bayonne cet après-midi pour dire "LGV : non à une Ligne nouvelle au Pays Basque".

Les élus des Communautés de Communes Nive-Adour, Errobi et Sud Pays Basque ont défilé en tête du cortège.

La manifestation s'est déroulé dans le calme et s'est conclue, devant la sous-préfecture, par des prises de parole  de Victor Pachon, président du Collectif des Associations de Défense de l'Environnement, et de Michel Hiriart, maire de Biriatou et président de la Communauté Sud Pays Basque.

Dans la matinée, cette manifestation contre le projet de nouvelle ligne à grande vitesse a reçu le soutien de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie . Interrogée par Sud Ouest, samedi matin, alors qu'elle inaugurait la nouvelle caserne de pompiers à Anglet, elle a réaffirmé: "Je suis à l'origine de la remise en cause de ce que veut imposer la technocratie dans ce dossier." 

Comme tous ceux qui s'apprêtent à manifester, le ministre d'Etat plaide pour l'aménagement de la ligne existante. Il avait semé le trouble dans la majorité gouvernementale en l'affirmant en début d'année.

Michèle Alliot-Marie estime encore qu'il "peut y avoir une deuxième ligne pour le fret, mais là où elle rencontrera moins de problèmes environnementaux, plus vers le Béarn."

 

La grande manifestation du 17 octobre

 

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17h, devant la salle Lauga, à Bayonne.

 

 

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Saint Léon, en route pour la préfecture

 

 

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Devant la préfecture

 

 

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jeudi, 08 octobre 2009

Passeront-ils en force ?

La modernisation des voies actuelles suffit largement à l'évolution des 20 ans à venir...

Le Journal du Pays basque du 8 octobre 2009

Cinq cents personnes ont participé lundi soir à Lahonce à une réunion publique organisée par les maires de la communauté de communes Nive-Adour (Lahonce, Saint-Pierre d'Irube, Mouguerre, Urcuit, Urt et Villefranque), qui ont rappelé les conclusions, très favorables à leur thèse, de l'étude CITEC avant d'appeler la population à participer «massivement» à la manifestation prévue à Bayonne le 17 octobre prochain devant la Salle Lauga à 17 heures. Une autre réunion est prévue ce soir à Ustaritz à 19 heures Le point avec Dominique Lesbats, maire d'Ustaritz.

08/10/2009

ENTRETIEN/ Dominique LESBATS / Maire d'Ustaritz

Les conclusions de l'étude du cabinet suisse CITEC confortent votre thèse qui favorise la modernisation des voies actuelles. Pourtant, les porteurs du projet, RFF en tête, persistent et signent pour une nouvelle ligne à travers le Pays Basque. Quelle est votre réaction face à cette fin de non-recevoir ?

Ils trouvent toujours la faille dans le sens où au départ le discours était «non, la ligne existante ne permet pas d'absorber tant de trains» et aujourd'hui ils nous expliquent qu'en effet, la ligne actuelle a la capacité d'absorber les prévisions de trafic, et même au-delà, mais les nuisances pour les communes concernées seront telles, que ce n'est pas acceptable. Idem en ce qui concerne la vitesse du trafic fret, qui devrait passer du simple au double via la mise en place d'une nouvelle ligne. Il y a toujours un point qui justifie, selon eux, le projet. Maintenant, c'est toujours pareil, on peut trouver une bonne raison pour valoriser sa thèse, d'un côté comme de l'autre. La nôtre est de dire, attendons un peu avant de faire ce gâchis à travers le Pays Basque. Il y aura certainement de nouvelles technologies et de nouveaux modes de transports dans les 30 à 40 ans qui arrivent d'autant qu'à la réunion publique de Saint Pée, il a été signalé que de toute façon les transporteurs préféreront, pour une question de temps de chargement, le transport maritime au transport ferroviaire.

Pour nous, la modernisation des voies actuelles suffit amplement à répondre à l'évolution des 20 ans à venir. Laissons-nous le temps et ne faisons pas n'importe quoi avec les 1,4 milliards d'euros que coûterait cette voie nouvelle, qui de toute façon n'amènerait à rien au niveau économie du Pays Basque. Il faut être clair là dessus.

Jean-Louis Carrère a expliqué, la semaine dernière, que «personne n'avait aujourd'hui les moyens d'arrêter le projet LGV». Concrètement, quels sont vos moyens d'actions ?

Nos moyens sont ceux d'une population qui est contre mais il est évident que par la force, on peut toujours avoir quelque chose. Je veux dire que s'ils veulent passer en force, ils peuvent toujours essayer. Les gens réagiront comme ils le peuvent maintenant je trouve dommage d'imposer une chose contre la volonté des populations.

Quant au tracé final, je reste personnellement convaincu qu'il est établi depuis longtemps entre les pays européens. Toutes ces réunions sont des réunions «poudre aux yeux» pour qu'on avale finalement la solution «la moins méchante possible».

Aujourd'hui, quelles sont vos perspectives ?

Tout d'abord, j'appelle à la mobilisation le 17 octobre prochain (à Bayonne devant la salle Lauga à 17h, ndlr). J'ai également demandé, par l'intermédiaire de Michèle Alliot-Marie, une entrevue au secrétaire d'État chargé des transports, Dominique Busseraud. J'ai eu une réponse positive de la part de MAM comme quoi elle faisait en sorte qu'on obtienne ce rendez-vous qui, je le rappelle, ne concerne pas qu'Ustaritz.

Sébastien VAÏSSE

jeudi, 24 septembre 2009

Ascain et St-Pée mobilisées

Le Journal du Pays basque

24/09/2009 | Idoia ERASO

Près de 500 personnes ont participé à la réunion publique de St-Pée-sur-Nivelle consacrée au tracé de la LGV en Labourd. Les maires d'Ascain et St-Pée-sur-Nivelle avaient réuni plusieurs experts et associations qui appellent à manifester le 17 octobre prochain à Bayonne. Car ces deux localités seraient touchées gravement par la voie nouvelle : le tracé retenu comportant d'importantes trouées aux pieds de la Rhune. Jacques Saint-Martin, président du Cercle de Burruntz a mis en évidence, l'illogisme du projet et «l'excuse» de RFF (Réseau Ferré de France) soulignant que la ligne actuelle sera saturée : «Aujourd'hui, il passe un train toutes les 55 minutes, tandis qu'il y a continuellement des camions sur l'autoroute.»

Inventer des excuses techniques

Victor Pachon, président du CADE a dénoncé le fait que ce projet répondait aux intérêts des lobbies économiques : “Il n’y a pas besoin de cette nouvelle ligne. Au début RFF proposait de faire passer la circulation par la voie existante. Son travail consiste aujourd’hui, à inventer des excuses techniques pour expliquer la nécessité de cette nouvelle ligne.”

Le représentant du Syndicat européen du transport par route, Bernard Lataste, déclarait n’avoir aucun doute. Selon lui, les prévisions de RFF en matière de transports de marchandises pour les prochaines années sont totalement erronées, car la situation du transport ferroviaire et le manque de politiques de développement ne sont pas attractifs pour les entrepreneurs. Pantxo Tellier de l’association Urdazuri-Bidasoa souligna les incohérences entre les deux projets en cours, des deux côtes de la Bidassoa. Alors qu’en Labourd, le projet est basé sur le transport de marchandises, au sud de la Bidasoa, les passagers seront les principaux usagers de cette infrastructure. Ainsi les marchandises du Labourd n’auront pas leur place dans les voies de l’Y basque. Pour le maire d’Ascain, Jean-Louis Laduche, il sera nécessaire que les élus et les partis politiques se positionnent lors des prochaines élections régionales. “Si nos montagnes et notre mer ont été préservées jusqu’à maintenant, nous ne serons pas ceux qui les laisseront disparaître.” ajouta-t-il avec émotion.


mardi, 08 septembre 2009

Des lignes enfouies ?

La LGV s'engouffre dans le Pays Basque (Le Journal du Pays Basque du 8 sept. 2009)

Goizeder TABERNA

Le 17 septembre une réunion aura lieu à Bordeaux afin de valider officiellement le dernier périmètre d’études de la nouvelle Ligne à grande vitesse (LGV). Ce plan a été présenté aux élus du Pays Basque  le 27 août à la Sous-Préfecture de Bayonne. En dépit des zones d’ombre relevées par certains conseillers régionaux, conseillers généraux et maires présents, ce jour-là, ce plan apporte quelques certitudes : Réseau Ferré de France (RFF) opte pour l’enfouissement des voies.

Une des conséquences majeures, le périmètre d'études s'est décalé vers l'Est, envisageant la traversée d'Ascain ce qui n'apparaissait pas dans la proposition antérieure. D'après les associations de protection de l'environnement, ce choix est d=FB au fait que les tunnels ne sont pas envisageables en plaine et la population y est dense. Les pentes de La Rhune devraient donc accueillir des tunnels.

Cette formule avait été présentée par l'ingénieur Bernard Albizu lors du débat public organisé par RFF en 2006. Il avait alors proposé la réalisation de cinq tunnels entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Biriatou. Il reconnaissait alors “qu'un kilomètre de tunnel coûte plus cher qu'un kilomètre en plaine”, cependant, il y voyait des avantages : l'absence d'expropriations, de cl=F4tures, de protections acoustiques et de supports de caténaires.

Pourtant, les associations de protection de l'environnement y voient des inconvénients. D'une part, une partie de La Rhune est protégée par Natura 2 000 et cette option soulèverait des problèmes hydrauliques au niveau des cours d'eau.

Connexion de Bidart écartée

D'autre part, les associations remettent en cause la performance des tunnels, car les trains de fret transportant les matières dangereuses ne pourraient pas se croiser, ce qui réduit le nombre de trains en circulation. Victor Pachon, membre du CADE, a fait le calcul et a conclu que trois à quatre TGV (voyageurs) et 30 trains de fret circuleraient par sens et par jour. Le projet de nouvelle ligne serait donc “inutile”.

L'actuel périmètre d'étude, ne contemple cependant pas qu'une possibilité. Il existe deux options entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Urrugne et entre Villefranque et Ustaritz. La dernière proposition faite par RFF a surpris le maire de cette commune, Dominique Lesbats, qui pensait qu'Ustaritz serait épargnée par les nouvelles voies du fait du choix de Bayonne pour accueillir la gare de la LGV.

Mais le document présenté voilà deux semaines écarte la connexion de Bidart entre la gare de Bayonne et la LGV, et s'oriente plut=F4t vers l'utilisation des voies actuelles entre Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port ou entre Bayonne et Puy=F4. Ce raccordement de 15 à 20 kilomètres ferait perdre du temps aux TGV, selon Victor Pachon. Il pense qu'avec le temps, la SNCF n'utiliserait plus les nouvelles voies pour relier Paris avec Bayonne.

En faisant ce choix, RFF oublie la possibilité de la ligne qui longerait l'autoroute A63 en passant par Maignon ; il oublie également la connexion avec la gare de fret d'Hendaye. La LGV passerait, cependant, près du Centre international de fret de Mouguerre.

La contre-expertise réconforte l'opposition à la LGV

“Elle est largement en notre faveur”, affirme le maire d'Ustaritz, Dominique Lesbats, sans pour autant pouvoir révéler le contenu de l'étude réalisée par le cabinet suisse Citec à la demande des trois Communautés de communes concernées par la nouvelle LGV. D'après une autre source, ce rapport envoyé ces jours-ci aux élus confirmerait les hypothèses de certains : les voies ferrées actuelles seraient valables pendant 30 ans.

vendredi, 05 juin 2009

Rien n'est joué

La décision de "geler" le projet de LGV à Bayonne, suscite beaucoup d'émoi. Le débat se poursuit et les partisans de cette ligne (Juppé, Rousset, Grenet, Lamassourre...) n'ont pas dit leur dernier mot. La vigilance est toujours de mise !

Extrait du site de Sud-Ouest du 4 juin (et ci-dessous) et du Journal du Pays Basque :

17h20: La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a jugé jeudi "erroné" de prétendre que la ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux-Madrid soit en péril, comme l'ont avancé l'ancien Premier ministre Alain Juppé et le président du conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset. 

La ministre de l'Intérieur avait récemment écrit au préfet des Pyrénées-Atlantiques 
et au préfet de région pour demander l'arrêt des études pour un nouveau tracé ferroviaire entre Bayonne et l'Espagne. (Lire aussi : Le débat franchit la frontière ; MAM s'attire les foudres)

"Le TGV va passer, mais il va passer sur la ligne actuelle sans qu'il soit nécessaire de créer une nouvelle ligne", avait par ailleurs affirmé la ministre, également adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), samedi au micro de France Bleu Pays Basque. 

Alain Juppé, tout comme Alain Rousset, président (PS) du conseil régional d'Aquitaine, s'inquiètent de ce courrier, le maire de Bordeaux se déclarant "très surpris et très peiné", tandis que M. Rousset parle d'un "coup de poignard dans le dos". (lire ci-dessous)

"Il est totalement erroné de prétendre (...) que soit en péril la réalisation ou le calendrier de la liaison à grande vitesse Paris-Bordeaux-Madrid", a répliqué jeudi la ministre? dans un communiqué parvenu à l'AFP. 

Selon elle, il ne s'agit que de "renoncer à des études prématurées" sur la création d'une nouvelle voie sur le tronçon Bayonne-Hendaye, celle en service ne devant pas être saturée "d'ici 15 à 20 ans minimum". 

"En quoi (cette) décision peut-elle gêner la réalisation de Tours-Bordeaux prévue en 2016 ou de Bordeaux-Bayonne d'ici 2010 ?",
 s'interroge Michèle Alliot-Marie.

mercredi, 03 juin 2009

Les choses bougent !

Article de Sud-Ouest

En annonçant samedi à Biarritz, en marge d'un meeting de l'UMP organisé dans le cadre des élections européennes, que la concertation, les études et les travaux préparatoires devant conduire à la construction sur la Côte Basque d'une ligne à grande vitesse étaient suspendus, Michèle Alliot-Marie a jeté un pavé dans la mare, pris de court fonctionnaires et élus, et suscité de vives réactions, y compris chez ses amis politiques qui ont découvert l'information dans la presse (lire nos précédentes éditions).

Nombreux sont ceux qui s'étonnent de la méthode utilisée par la ministre de l'Intérieur. MAM semble en effet mener sur ce dossier un combat politique solitaire. Mais un combat efficace, puisqu'il a débouché sur un document signé en catimini la semaine dernière par Dominique Bussereau, secrétaire d'état aux Transports, MAM et le président de RFF. Interrogé sur le contenu de cet accord interministériel, Dominique Bussereau, précisait, hier, que la procédure de construction d'une ligne à grande vitesse n'est pas arrêtée, mais interrompue. « L'idée est de saturer tout d'abord la ligne actuelle entre Bayonne et la frontière, avant d'envisager la construction d'une nouvelle », rappelait le secrétaire d'État aux transports qui fait preuve dans cette affaire de la prudence « de l'ours des Pyrénées ».

« Mais cela n'exclut pas une ligne nouvelle. Et si finalement elle s'avérait nécessaire, elle ne pourrait être qu'enterrée. Le constat est en effet qu'il est difficile de faire passer une ligne nouvelle sur la Côte Basque, notamment en raison de questions environnementales. La priorité est d'abord de réaliser la ligne Tours Bordeaux, pour laquelle tout n'est pas réglé, mais nous allons y arriver. Et voir comment on peut augmenter le débit des trains sur la ligne existante entre Bayonne et la frontière espagnole. »

Cet accord entre MAM, Dominique Bussereau et le président de RFF, ne va-t-il pas à l'encontre d'accords internationaux avec l'Espagne qui apprécierait peu d'investir massivement dans la construction d'une ligne à grande vitesse pour voir finalement le TGV s'arrêter à la frontière ? « Le document que nous avons signé a été soumis à Matignon qui n'y a rien vu à redire. Les accords que nous avons signés avec l'Espagne seront respectés », assure Dominique Bussereau qui déplore la politisation de l'affaire et s'étonne qu'Alain Rousset ait organisé sur ce dossier une conférence de presse un lundi de Pentecôte.